Mbalmayo
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Mbalmayo

Située à seulement 50 kilomètres au sud de Yaoundé, la ville de Mbalmayo ne se contente plus de son étiquette historique de carrefour commercial. Aujourd’hui, celle que l’on surnomme la « cité du bois » se réinvente, s’imposant comme un modèle de propreté et une destination écotouristique incontournable au cœur de la région du Centre. Un nom chargé d’histoire Pour comprendre Mbalmayo, il faut remonter à ses origines coloniales et humaines. Son nom est un hommage permanent à l’hospitalité africaine : il provient de la fusion des noms de Mballa et de son épouse Meyo , un couple dont la générosité envers les premiers administrateurs français a marqué la mémoire collective. Si le romancier Eza Boto l'a autrefois dépeinte comme une « ville cruelle » dans son œuvre célèbre, la réalité actuelle offre un visage bien plus serein et accueillant. Le Nyong, poumon bleu de la cité La ville est indissociable du fleuve Nyong . Véritable colonne vertébrale géographique, ce cours d'eau majestueux rythme la vie des habitants. Au-delà du commerce de sable et de la pêche, le fleuve est devenu un atout touristique majeur. Les balades en pirogue permettent de découvrir une biodiversité préservée, tandis que des sites comme la plage de Talasambkulu attirent les visiteurs en quête de fraîcheur et de dépaysement. Un laboratoire du développement durable Mbalmayo s'illustre aujourd'hui par une transformation urbaine exemplaire. Désignée à plusieurs reprises comme l'une des villes les plus propres du Cameroun , elle a su relever le défi de la gestion des déchets et de l'embellissement de ses quartiers (Tanga Nord, Tanga Sud). Cette conscience écologique n’est pas un hasard : la ville abrite l' École Nationale des Eaux et Forêts (ENEF) , institution prestigieuse qui forme les gardiens du patrimoine forestier de toute l'Afrique centrale. À cette expertise environnementale s'ajoute une dimension artistique forte avec l’Institut de Formation Artistique (IFA), qui fait de Mbalmayo un pôle culturel régional. Un carrefour stratégique Économiquement, la cité reste un point de passage obligé vers le Sud du pays et les frontières gabonaise et équato-guinéenne. Son marché est un centre névralgique où se croisent produits forestiers, artisanat local et denrées agricoles.