

À environ deux heures de route de Yaoundé, Sangmélima se dresse comme une ville forestière de premier plan. Surnommée la "cité belle et coquette", elle est le point de départ idéal pour explorer l'un des trésors naturels du Cameroun : la Réserve de faune du Dja, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. L'énigme d'un nom, plusieurs légendes L'origine du nom Sangmélima fait encore l'objet de débats passionnés. Parmi les hypothèses les plus fascinantes : Version Bulu : Il viendrait de E Zaňe Meli ma , signifiant « au milieu de la défriche », décrivant la ville comme un espace ouvert au sein de l'épaisse jungle équatoriale. Version Mekuk : Pour les premiers occupants de la zone, cela signifierait « attendons l'alignement pour construire », une référence aux rites de fondation des villages. Héritage colonial : L'officier allemand Von Hagen aurait officialisé le nom vers 1907 après avoir été séduit par ces sonorités locales. Un patrimoine naturel et spirituel Sangmélima ne se résume pas à son bitume soigné ; c'est une terre de mystères naturels. Le Rocher de Mézesse : Situé à 22 km de la ville, ce promontoire offre une vue panoramique à 360° sur la forêt dense. Curieusement, des ananas y poussent naturellement sur la roche, et la légende locale prête à ce lieu des pouvoirs romantiques. La Réserve du Dja : Située à une cinquantaine de kilomètres, cette forêt primaire abrite une faune exceptionnelle, notamment des gorilles et des éléphants de forêt. L'Église de Foulassi : Un site historique majeur où fut composé, en 1928, le chant qui devint plus tard l'hymne national du Cameroun. Une économie tournée vers l'avenir Historiquement agricole (cacao, café, bois), Sangmélima se modernise. La ville a bénéficié de projets d'envergure comme la route reliant le Cameroun au Congo-Brazzaville (axe Sangmélima-Ouesso), renforçant son rôle de carrefour commercial sous-régional. Son dynamisme se manifeste aussi par l'organisation de foires économiques comme visant à transformer les ressources locales.



